Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 17:08


Débat sur l’identité nationale, grippe H1 N1…

*On nous prend vraiment pour des cons !*

Les chiffres du chômage ­ malgré les tripatouillages, les radiations, le truquage des chiffres, etc. ­ ne cessent d’augmenter. Chaque jour, des entreprises annoncent des plans de licenciements, du chômage partiel : « plans sociaux » au Club Méditerranée, chez Vedior bis, dans les sociétés sous-traitantes d’Aéroport de Paris, chez Michelin, chez JB Martin…

Savez-vous que les critères de justification des « plans sociaux » ont changé ? En catimini, comme toujours… Auparavant, l’employeur devait justifier économiquement son « plan social » : baisse d’activité, arrêt de la production, redéploiement de l’activité, etc. Aujourd’hui, il lui suffit d’invoquer le risque de perte de compétitivité. Comme il s’agit d’un motif discrétionnaire, relevant de la perception de l’évolution de l’environnement économique, donc totalement injustifiable, cela laisse toute latitude aux employeurs.

Toujours est-il qu’en ces temps de crise, avec une population toujours plus enfoncée dans la précarité, des millions de personnes obligées d’avoir recours aux Restos du Cœur, au Secours Populaire, etc., notre gouvernement trouve de bon ton de se lancer dans une « grande consultation » sur l’identité nationale. Voilà un sujet central, brûlant d’actualité.

Quand vous ne savez pas comment vous allez payer votre loyer, vous chauffer, remplir le réservoir de votre voiture, pouvoir manger correctement jusqu’au prochain salaire, et que vous vous demandez si demain vous aurez encore du travail, il est vrai que la question de l’identité nationale paraît grandement essentielle.

Ou l’épidémie de grippe porcine. On apprend incidemment que depuis le grand délire du mois du juillet, quand on annonçait des millions de morts à travers le monde, nous aurions détecté un million de malades de la grippe en France. Et combien de morts réellement avérés ? Alors là, silence. Mais en attendant, une petite crise d’angoisse collective, ça permet de ne pas aborder les sujets qui fâchent. Je vous passe le procès de De Villepin, les mémoires de Jacques Chirac, les pseudo couacs de la majorité, etc., etc.

Car les sujets qui fâchent, au delà des questions purement sociales, sont nombreux : la privatisation de La Poste, la réforme des collectivités territoriales, la suppression de la taxe professionnelle, la remise en route du fichier Edvige par des biais détournés, les expulsions de réfugiés au mépris de leur situation, …

Ce gouvernement est le roi de l’esbroufe. Il annonce : « travailler plus pour gagner plus », et il laisse fermer des centaines d’entreprises au seul motif qu’il faut maintenir le taux de profit des actionnaires. Il nous parle de « moraliser » le système, et il finance éhontément les établissements bancaires responsables de l’effondrement du système financier. Il se drape dans la défense de la démocratie, mais il impose sans sourciller le traité constitutionnel européen rejeté par les peuples français, hollandais, irlandais, et hisse sa participation à la guerre coloniale en Afghanistan au rang de croisade contre le l’obscurantisme.

Mais qu’a-t-il face à lui ? Où sont les forces d’opposition, les partis, les syndicats, les associations qui devraient lui tenir tête, organiser la riposte ? Quand on dénombre une trentaine de suicides chez France Telecom, tous liés à des conditions de travail indignes mises en place par la direction de l’entreprise, les réactions des centrales syndicales sont tellement en dehors du coup que l’on comprend pourquoi le patronat continue à avancer comme il le fait. Si on veut arrêter les pratiques « managériales » scandaleuses de France Telecom – ou de Renault, ou de Thalès, etc. – ce n’est pas en paradant sur les plateaux de télévision que l’on réussira. Evidemment, France Telecom va faire plus attention ces prochaines semaines. Mais la méthode de gestion du personnel qui prévaut dans ces grandes entreprises – fixation d’objectifs inatteignables, mise en concurrence, isolement, harcèlement, pressions pour obtenir toujours plus des salariés – n’est pas remise en cause. Comme le capitalisme, il faut l’« humaniser ». Au lieu de pousser les gens jusqu’au suicide, arrêtons-nous à la simple dépression.

Est-ce là la seule réaction des syndicats ? De la CFDT, on ne peut pas s’attendre à autre chose. Mais de la CGT, on espérait mieux. Tant qu’il n’y aura pas de grèves massives, tant que les salariés continueront à rester isolés, à tenter de se défendre en misant sur le « chacun pour soi », le patronat et le gouvernement seront toujours vainqueurs.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui face à un patronat de choc, face à un gouvernement de combat, ce ne sont pas des organisations mollassonnes. C’est d’une riposte pensée, organisée, massive et sans faille !


Par dathi10
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 17:03

Les expériences socialistes du XXe siècle n’ont pas transformé le monde. Le modèle soviétique exporté dans les pays du « socialisme réel » a définitivement échoué. Le communisme reste une valeur d’avenir s’il sait penser du local au planétaire. 
Les deux responsables politiques se livrent à un entretien croisé. 
A lire dans l’Humanité aujourd’hui, notre dossier spécial la chute du mur, 20 ans après.

La chute du mur de Berlin, les transformations d’ordre géostratégique qui s’en sont suivies, les campagnes idéologiques sur la fin de l’histoire consacrant le capitalisme comme seule forme de gestion de la société, autant de sources de réflexion et de thèmes de débats pour tous les progressistes. En ce jour de 20e anniversaire de la fin de la division de Berlin, nous avons posé les mêmes questions à deux personnalités, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, et François Hollande, député de Corrèze, ancien premier secrétaire du Parti socialiste, qui ont accepté de se livrer à l’exercice de l’entretien croisé.

La chute du mur de Berlin est l’événement le plus marquant dans le processus d’effondrement du « socialisme réellement existant », c’est-à-dire du modèle soviétique. Quels enseignements votre parti en a-t-il tirés  ?

Marie-George Buffet. L’effondrement, avec le mur de Berlin, des régimes dits du socialisme réel, du pacte de Varsovie, c’est le résultat de l’incapacité de ceux-ci à apporter des réponses adaptées aux grands défis du XXe siècle  : début de la globalisation, révolutions technologique et informationnelle… Mais surtout, ces régimes ont été incapables de répondre au grand défi démocratique, aux aspirations montantes des peuples. L’aspiration des hommes et des femmes à maîtriser leurs destinées, à être libres comme égaux, à être auteurs des choix les concernant du local au mondial a été niée, voire combattue. Étatisme, bureaucratisme, autoritarisme, l’absence de démocratie et de liberté, source de souffrances humaines, est également cause de choix économiques et stratégiques erronés, dépassés. Le grand enseignement est qu’aucun changement réel et durable ne peut se construire, aucune avancée de civilisation ne peut se produire si les citoyens et les citoyennes n’en sont pas partie prenante. J’ajouterais qu’on ne peut répondre aux besoins humains, assurer les mutations de son temps dans l’enfermement. La division du monde en deux blocs, dont le mur était l’expression, a placé les deux camps dans l’incapacité de répondre aux grands défis du siècle. Ces défis de développement équitable appellent non une logique de domination, mais celle des coopérations  ; l’humanité vit une seule aventure  !

François Hollande. La chute du mur de Berlin nous montre qu’on ne peut bâtir un projet de transformation sociale sans développer la démocratie et la performance économique pour satisfaire les besoins de la population. Or, sur ce double terrain, le soviétisme a échoué. C’est par un approfondissement de la démocratie que l’on permet l’égalité humaine. Le second enseignement, c’est qu’il n’y a pas de réussite sociale sans progrès économique majeur, sans création de richesses, et sans la présence d’un marché. Sans un certain nombre d’activités et un État qui puisse fonder l’intérêt général. C’est cette conjugaison entre marché et État qui nous permet d’avoir à la fois l’efficacité économique et l’utilité sociale.

Ces événements ont donné lieu à des jugements définitifs sur « la mort 
du communisme » et « la fin de l’histoire ». Avec le recul, que vous inspirent ces thèses très répandues au début des années quatre-vingt-dix  ?

François Hollande. L’effondrement du soviétisme, et du mur qui en était le symbole, a donné au libéralisme un espace qu’il n’avait jamais eu depuis un siècle. La mondialisation s’est constituée avec la chute du mur. À partir de ce moment, le marché a tout envahi. Mais c’était une conclusion provisoire car le libéralisme, on l’a bien vu avec la crise ouverte depuis deux ans, a montré ses contradictions, ses faiblesses, et ses excès. Ceux qui avaient amorcé la critique du capitalisme l’avaient démontré depuis longtemps. Ce n’est pas la fin de l’histoire. C’est le début d’une autre histoire, contradictoire, avec des conflits entre les défenseurs du libéralisme et les progressistes. Ce n’est pas non plus la mort du communisme. Le communisme demeure une utopie, c’est une réalité.

Marie-George Buffet. Certains s’irritent du temps d’antenne qui est consacré à cet anniversaire… Je trouve au contraire que c’est un moment exceptionnel pour travailler sur les raisons de ce terrible échec et sur les conditions de l’alternative aujourd’hui  ! Car, vingt ans après « la fin de l’histoire », le capitalisme, dont on nous avait dit qu’il était le moteur irremplaçable et inégalable de nos sociétés, est en crise. Famines, conflits, pandémies, crises sociales, écologiques et démocratiques, vingt après, la question du dépassement du capitalisme se pose comme jamais. Les politiques libérales ont sauvé les banques, mais elles sont incapables de sortir la planète de cette crise car elles en accompagnent les mécanismes. Vingt ans après, nous assistons à une crise du système, nous constatons l’échec des réponses libérales et sociales-libérales, l’urgence est à la construction d’une nouvelle alternative. Les communistes sont de ce chantier. Malgré les revers que nous avons connus, notre combat rénové pour dessiner une société nouvelle par la convergence de toutes les luttes émancipatrices prend toute son actualité et appelle un engagement politique décuplé.

Le monde est devenu unipolaire. Est-il devenu plus sûr et l’ordre international plus juste  ?

Marie-George Buffet. Alors que la situation appelle une responsabilité partagée des pays du monde, volonté de domination et de pillages des ressources se conjuguent avec tensions et guerres. C’est le « choc des civilisations », le camp du « bien » contre le camp du « mal ». Le capitalisme n’est plus opposé à un « bloc extérieur », les crises procèdent d’abord de lui-même.

François Hollande. Deux systèmes se faisaient face, deux hyperpuissances se faisaient compétition. Il y avait certes des risques dus à la course aux armements, des conflits locaux, notamment déjà en Afghanistan, mais il y avait aussi une forme d’équilibre. Dès lors que le soviétisme s’est effondré, les tenants du modèle unique ont considéré qu’ils pouvaient tout se permettre, que tout pouvait se marchandiser. Tous ceux qui veulent de la régulation, un monde multipolaire, doivent réintroduire des éléments de rapports de forces pour que le monde ne soit pas gouverné uniquement par des considérations fondées sur le profit. Depuis plusieurs années, des mouvements se sont renforcés  : les pays émergents, la Chine, l’Inde ont voulu prendre leur place dans le concert mondial. En Amérique latine, des pays veulent faire prévaloir des valeurs fondées sur la lutte contre les inégalités, des mouvements non étatiques, des ONG qui agissent pour une mondialisation qui soit équilibrée et maîtrisée, pour un autre monde. Sous la pression des réalités, des pays, notamment en Europe, sont convaincus qu’il faut renforcer les organisations internationales. Même en France, on sait que je combats le président de la République, mais je suis d’accord quand il propose la création d’une organisation mondiale de l’environnement, qu’on élargisse le G20, qu’on renforce les pays émergents dans le FMI. Une démocratisation s’impose dans le fonctionnement des organisations internationales.

Comment peut-on penser changer le monde 
au XXIe siècle après les échecs du XXe siècle Le soviétisme a définitivement échoué, 
la social-démocratie n’a pas changé la vie. 
À quelle condition les idées de communisme et de socialisme peuvent-elles avoir valeur d’avenir  ?

Marie-George Buffet. Le communisme sera porteur d’avenir si, d’abord, il se conjugue avec une nouvelle étape démocratique  : avec de nouvelles avancées des droits et des libertés, une nouvelle conception des pouvoirs dans la cité comme dans l’entreprise, de nouvelles institutions aux plans national, européen et mondial. Il nous faut promouvoir une nouvelle maîtrise sociale des richesses naturelles et de celles créées par le travail et l’activité humaine, afin que celles-ci soient source de progrès pour tous et toutes et de développement pour les générations futures. Intérêt général, droits, solidarités, épanouissement, libertés, maîtrise sociale, égalité, coopération, vingt ans après, il faut abattre les murs de la financiarisation, de la centralisation des pouvoirs, de l’exploitation en ne faisant jamais l’impasse sur le levier  : la démocratie.

François Hollande. Il faut se garder de vouloir faire le bonheur des individus sans leur consentement, se garder des idées totalisantes, de l’homme nouveau, on a vu où ces idées ont pu conduire. En revanche, il faut toujours promouvoir l’utopie, c’est-à-dire la possibilité de construire une autre société avec des valeurs de l’échange, de la coopération, de l’égalité. Cette utopie, il faut la rendre possible. C’est pourquoi Je suis socialiste et social-démocrate. Je suis pour un mouvement continu d’extension de la démocratie, du bien public, tout en respectant les règles de l’économie. On ne construit pas une société de progrès sur l’incapacité de produire. Le progrès, c’est une volonté humaine de permettre des améliorations, de permettre aux hommes et aux femmes de vivre mieux Le communisme et le socialisme sont des idées nées au XIXe siècle qui ont parfois été dévoyées, oubliées, mais les idées républicaines et révolutionnaires de l’émancipation humaine qu’elles portent restent à promouvoir.

Entretien réalisé par Jean-Paul Piérot

Par dathi10
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 17:19

LESLES SALARIES CONTINUENT DE PAYER LA CRISE DU SYSTEME ! SALARIES CONTINUENT DE PAYER LA CRISE DU SYSTEME !Restructurations, chômage partiel, nonrenouvellement des CDD, fermetures de sites... la casse de l’emploi industriel ne connaît pas de trêve. Devant l’ampleur des dégâts annoncés, les conséquences directes pour la vie de milliers de familles, le désespoir pousse comme du chiendent sur les toits des usines abandonnées.

Pendant ce temps là, on annonce la reprise. Pour la bourse et les actionnaires Les profits des entreprises du Cac 40 explosent, les banques françaises sauvées de la faillite par l’Etat, il y a à peine une année, continuent de plus belle à verser des bonus. Simultanément, les PME déclarent rencontrer des " problèmes de trésorerie " et les banques ne cessent de leur rationner le crédit.

Pendant ce temps là le nombre d’emplois salariés a encore diminué en France de 74 100 unités au 2ème trimestre 2009, Plus de 400 000 postes ont été supprimés depuis un an.

Le PDG de Petitjean invente " le redresseur durable " Avec plus de 12000 privés d’emploi l’Aube bien sûr n’est pas épargnée. Sur une année le nombre de chômeurs est en hausse de 17,5% et la litanie des entreprises en difficultés s’accélère d’autant plus que certains patrons profitent de la situation de crise pour réduire leurs effectifs afin d’augmenter la productivité et par conséquent leurs profits. Dans l’Aube il y a des exemples très caractéristiques comme Kléber/michelin qui après avoir versé en 2008, 245 millions d’euros à ses actionnaires (215 millions en 2007) impose plusieurs semaines de chômage partiel à ses salariés. Il y a Olympia où la PDG exerce un odieux chantage à l’emploi en menaçant de déposer le bilan si elle est contrainte de payer la somme pour laquelle elle a été condamnée pour le licenciement injuste de 47 salariés. Il y a Petitjean ou le nouveau PDG italien a du renoncer, grâce à l’intervention des syndicats, au transfert de la fabrication des grands mats en Italie et de l’activité aluminium, ce qui aurait condamné à court terme l’existence de l’entreprise dryate.

Changement de tactique, la direction de Petitjean invente un nouveau concept et embauche un directeur général qui se présente comme " un homme de redressement durable ". Cela en dit long pour la suite..... Mais Que dire de l’agonie de l’ex usine Valéo à Ste Savine qui de repreneur en repreneur est passée en 10 ans de 600 salariés à moins de 50 aujourd’hui. De la SMB dont les ouvriers sont contraints de monter la garde jour et nuit dans leur entreprise depuis qu’ils ont surpris des ouvriers allemands en train de démonter leurs outils de travail alors même qu’ils avaient signé un plan de sauvegarde de l’emploi avec leur patron. Du dépôt de bilan de la SIRC à Marignyle- Chatel qui met sur le grill les 283 salariés, alors que depuis 2006 les syndicats avaient tiré la sonnette d’alarme sur la mauvaise gestion de la direction, en pure perte. Ou de l’entêtement du directeur de EMO a vouloir faire valider un nouveau plan social qui va réduire l’effectif d’un tiers et au final une nouvelle partie de la charge de travail de l’usine troyenne qui va prendre la direction de l’usine roumaine.

Etc Des élus qui demandent aux salariés de se soumettre Cette situation est d’autant plus difficile à vivre par les salariés aubois en proie aux menaces de licenciement qu’ils ne peuvent pas compter sur la mobilisation des députés et sénateurs aubois pour défendre leur emploi. Depuis une décennie, innombrables sont les exemples de fermetures d’entreprises auboises où les salariés ont trouvé devant eux des pouvoirs publics ou des élus leur demandant de se soumettre, de se résigner à la loi du marché en acceptant le sort qui leur est promis ! Et pour cause, cette loi du marché, c’est la feuille de route de la droite celle de l’Europe de la concurrence libre et non faussée dont l’objet est de pérenniser le dumping fiscal et social en France et en Europe. Tout cela pose en toile de fond la question de la finalité de l’entreprise : L’entreprise est-elle là pour gaver son patron et ses actionnaires de millions d’euros ou est-elle là pour permettre à ses salariés en échange de leur force de travail de recevoir un salaire qui leur permette de vivre dans la dignité et la sérénité. Emploi ou actions, le problème est bien là.

L’un des ressorts de la formidable crise de système actuelle est le pillage des ressources du travail par les actionnaires, les fonds de pension et autres fonds d’investissement, avec leurs exigences de rendement à deux chiffres allant enfler la bulle spéculative des marchés financiers. Toute la stratégie mise en oeuvre par le gouvernement et son appareil politique, l’UMP vise à rétablir, à coups de centaines de milliards d’euros, leur rentabilité.

Du côté des donneurs d’ordres, la priorité est au cash, pas à l’investissement productif et salarial, donc toujours à l’étranglement de leurs sous-traitants. La France pourra-t-elle sortir de la crise sans des pans entiers de son industrie ? Son industrie pourra-t-elle être facteur de croissance sans investissement dans l’emploi, les salaires et la formation ? L’argent doit-il être réorienté prioritairement dans cette direction ?

A travers le drame que vivent de plus en plus de salariés à qui on arrache, en les privant d’emploi, leur unique ressource, ce sont ces questions de fond qu’il faut traiter. Ce sont des choix politiques que les communistes entendent bien faire vivre dans la campagne des prochaines élections régionales.

Par dathi10
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 22:02

Deux millions de personnes ont participé à la " votation " sur l’avenir du service public postal. Mis dans l’embarras, l’UMP perd son sang froid.

En participant massivement, samedi, à la consultation sur l’avenir de La Poste, plus de 2 millions de citoyens ont transformé cette " votation ", à l’initiative d’un collectif extrêmement large d’organisations politiques, syndicales et associatives, en plébiscite triomphal pour un service plus public que jamais et en mouvement social contre un gouvernement qui refuse, jusqu’ici, d’organiser un véritable référendum sur le sujet.

Dans le département de l’Aube, le collectif, qui n’a pourtant été crée que le 16 septembre derniers, à réussi à mobiliser audelà de ses espérances. 28 lieux de votations animés par les militants de la CGT, du PCF, du PG, des Verts , du PS, du MRC et de FO communication ont permis de recueillir 6211 votes. Que cela soit devant les entreprises comme celle de Petitjean où un tract avait été distribué la veille, sur les marchés, devant les bureaux de poste ou encore dans les Mairies dont les Maires ont accepté d’ouvrir les portes pour l’occasion, se mêlait à la fois un sentiment de responsabilité au moment d’accomplir son vote ainsi qu’une envie d’interpeller un gouvernement qui pour La Poste comme pour tant d’autres problèmes reste sourd aux attentes de la population. Cette consultation n’a pas seulement valeur symbolique.

Elle teste en grandeur nature la réforme constitutionnelle de juillet 2008 qui prévoit un référendum d’initiative populaire si un cinquième des parlementaires le demandent et si un dixième du corps électoral le réclame. Nous y sommes ! Mais le pouvoir se garde bien de faire adopter les lois organiques qui rendent possible cet engagement présidentiel. La droite n’aime les référendums que lorsqu’ils valident ses manoeuvres, comme samedi dernier en Irlande.

Un bâton dans la roue du gouvernement Au vue des réactions des ténors de l’UMP, il semble que les deux millions de participants à la votation citoyenne viennent, chacun d’entre eux, de planter un bâton dans la roue du gouvernement.

En effet depuis samedi soir se multiplient des réactions honteuses qui insultent la démocratie à l’image de celle du porteparole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, parlant de tricherie, ou de Raffarin qui déclare que " 2 millions de Français ce n’est pas le peuple " Ils jurent même en coeur qu’ils sont aussi contre la privatisation !

Nul n’est dupe, le scénario est bien rodé. GDF, pour lequel Sarkozy avait juré ses grands dieux qu’il ne serait pas privatisé, France Télécom et les ravages sociaux que connait l’entreprise ont déjà fait les frais du même procédé... La rage de l’UMP ne décourage pas pour autant le comité national contre la privatisation de La Poste qui appelle le gouvernement à la raison. Le PCF renouvelle sa demande au Président de la République et au Premier Ministre d’organisation d’un référendum. Ils ont tous les pouvoirs de le faire. En attendant que cette mesure soit prise, le projet de loi doit être sans délai retiré de l’agenda parlementaire. Les comités locaux sont invités à rencontrer les sénateurs et les députés de leurs départements pour exiger le retrait du projet de loi, et à communiquer officiellement les résultats en Préfectures.

Les communistes continuent à se mobiliser pour porter cette exigence. Ils appellent dès à présent la population à s’investir dans toutes les initiatives que proposera le comité national contre la privatisation de la Poste

Par dathi10
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 21:54



Prix Nobel de la Paix :
Le Parti communiste français a souligné vendredi dans un communiqué "l'étonnement" et "l'incompréhension" suscités par l'attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama, "rien de positif" n'étant pour l'instant intervenu. Évoquant le dossier nucléaire, le PC souligne qu'il "faut maintenant passer de la parole aux actes". Le parti de Marie-George Buffet rappelle que nouveau Prix Nobel de la paix est aussi devant des enjeux majeurs 

autour de la "sécurité internationale et des crises", avec notamment la 

question de la Palestine et l'Afghanistan. "Barak Obama est devant des choix urgents et cruciaux, et ceux qui viennent de le couronner le rappellent finalement à ses engagements et donc à sa responsabilité". 

Prix Nobel de la Paix :
Prix Nobel de la Paix remis à Barack Obama 

Nobel promesses !
 

C’est en ces termes que le Mouvement Jeunes Communistes de France accueille la décision de décerner le prix Nobel de la paix au président des Etats Unis d’Amérique. 

En effet, il apparaît que le discours du président concernant la lutte contre les armes nucléaires est à l’origine de cette décision surprenante. C’est effectivement le premier président des U.S.A. à déclarer ouvertement vouloir lancer un processus de désarmement nucléaire. 

Cela étant des promesses aux actes, il y a un pas que le président démocrate a du mal à franchir. 

Pendant sa campagne électoral, M. Obama avait promis de sortir les Etats Unis d’Irak. Aujourd’hui, il n’en est rien. 

Décerné le prix Nobel de la Paix à Barack Obama c’est décerner le prix à des promesses, non à des faits. 

Le Mouvement Jeunes Communistes estime qu’il est bien trop tôt pour encenser ou désapprouver les actes du président des Etats Unis. D’autant plus, que nous nous inquiétons vivement des dernières « passes d’armes » entre les U.S.A, la France et l’Iran. 

Enfin, n’oublions pas que de G20 en G20, les U.S.A. et les grandes puissances internationales s’évertuent à sauver et renforcer un système capitaliste en crise qui a fait la preuve de sa capacité à semer la haine, la guerre et la misère. 

Les jeunes communistes espèrent sincèrement que ce prix Nobel de la Paix n’est pas un chèque en blanc remis au président de la première puissance mondiale, et qu’il sera a posteriori dument mérité.

Par dathi10
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